« Tu écriras mon nom sur les eaux », Jean-François Haas

Ce que j’ai aimé dans votre livre, monsieur Hass, c’est son ampleur, au propre comme au figuré. Et par là, le rapport qu’il nous oblige à prendre au temps. Le temps sur lequel le récit s’étale. Le temps que vous vous autorisez à prendre pour déployer les personnages et les faits. Le temps que vous nous forcez à prendre pour le lire. Et c’est une expérience appréciable, parce que ça devient rare de prendre le temps. Et moi, j’ai eu besoin de ce temps pour vous lire. Pour m’imprégner de vos personnages, de toutes leurs voix, et de ce qui leur arrive. Et j’en ai eu besoin aussi pour arriver parfois à apprivoiser la noirceur de ce monde que vous dépeignez. 

Deborah Danblon, pour La Librairie Francophone.
« Tu écriras mon nom sur les eaux »,
Jean-François Haas,
éditions Seuil.