« Salina, les trois exils », Laurent Gaudé

Il me semble que c’est Michel-Ange qui disait qu’il ne sculptait pas mais qu’il libérait les statues qui étaient déjà dans le marbre. J’ai exactement la même impression en vous lisant. Que vos mots se trouvaient quelque part dans l’univers et que vous les avez libérés tant votre écriture semble évidente, limpide et ancrée. Et quels personnages ! Comme chaque fois, tellement puissants et inspirants. À la fin de chaque roman, on se dit que jamais plus vous n’arriverez à quelque chose d’aussi beau. Et chaque fois oui, vous y arrivez. C’est incroyable. Et cette fois, je connaissais et j’aimais la pièce, je vous attendais donc au tournant.

Deborah Danblon, pour La Librairie Francophone.
« Salina
les trois exils »,
Laurent Gaudé,
éditions Actes Sud