« Les cigognes sont immortelles », Alain Mabanckou

Ce que j’ai aimé avec ce roman, c’est l’impression d’avoir vécu une grande aventure, d’avoir fait un long voyage, d’avoir remonté le temps et surtout d’avoir rencontré des gens. Ce qui est magique dans la lecture, c’est quand on parvient à s’oublier et à se glisser dans l’autre. C’était passionnant de retrouver l’histoire mais sous un autre point de vue. Même si à certains moments, ce monceau d’informations demande beaucoup de concentration pour ne pas s’y perdre. Heureusement, vous campez des personnages tellement attachants, justes et vrais qu’on n’a aucune peine à entrer en empathie avec eux. Et on ressort de ce livre plus multiple, plus complet et plus ouvert à l’autre. Mais ce que j’ai préféré par-dessus tout et qui adoucit parfois le poids du propos, comme les épices dans un plat délicieux, c’est votre sens de la description et des expressions, par exemple quand vous dites que la bouche de Mâ Moubobi n’a pas de frein.

Deborah Danblon, pour La Librairie Francophone.

Alain Mabanckou – Les cigognes sont immortelles – Seuil