26/03 – Myriam Watthee-Delmotte

Rencontre – Mardi 26 mars 2019 à 19h00

Une fois n’est pas coutume, nous vous convions à une rencontre autour d’un essai sur un sujet particulièrement sensible mais qui recèle en lui sa part de lumière. La littérature peut-elle nous sauver de l’indicible et du chagrin lorsqu’on est confronté à l’abime de la disparition d’un proche ? Pour en parler, nous aurons le plaisir de recevoir Myriam Watthee-Delmotte autour de son très bel essai Dépasser la mort (Actes Sud), hymne au pouvoir rassérénant des mots et des écrivains face à la mort.

C’est grâce aux mots que l’on cesse d’être seul face à la mort.
Mais d’abord, ils manquent : quand la mort s’abat, elle abasourdit, elle frappe de mutité. C’est alors que les écrivains peuvent venir en aide et répondre au besoin de faire sens pour que quelque chose soit sauvé du gouffre.
Face à la tombe, la littérature donne aux endeuillés une voix et le sentiment d’une communauté. Elle est ainsi au cœur de ce qui constitue le propre de l’homme, seul être vivant à honorer ses morts.

Myriam Watthee-Delmotte est directrice de recherches du Fonds national de la Recherche Scientifique belge, professeur à l’Université catholique de Louvain où elle a fondé le Centre de Recherche sur l’Imaginaire, et Membre de l’Académie royale de Belgique. Elle dirige le Fonds Henry Bauchau légué à Louvain-la-Neuve à l’initiative de l’écrivain. Elle a consacré à son œuvre plusieurs colloques, une dizaine d’ouvrages et plus d’une centaine d’articles. Elle co-dirige avec Catherine Mayaux la Revue internationale Henry Bauchau. Spécialisée dans le domaine français de la fin du XIXème siècle à nos jours, elle analyse comment la littérature agit sur le lecteur et assume des fonctions sociétales que ne couvrent pas nécessairement les institutions politiques et les médias.